Côte d’Ivoire

Dissolution de la CEI, le PDCI dénonce une décision « unilatérale »

Mis à jour le 8 mai 2026
Publié le 08/05/2026 à 4:41 , , ,

La dissolution de la CEI continue de faire réagir en Côte d’Ivoire. Après le RHDP, COJEP, MGC, URD, PPA-CI, le PDCI vient de se prononcer. Le parti de Tidjane Thiam exprime son étonnement et sa préoccupation face à une telle décision. C’était le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan Cocody.

Une décision « prise de manière unilatérale, sans consultation préalable des principales forces politiques et sociales de la Nation, notamment l’opposition ».

Les mots sont du porte-parole du PDCI, Dr Soumaïla Bredoumy. Le parti de Tidjane Thiam exprime ainsi son étonnement à la suite de l’annonce des autorités

Pour lui, l’ordonnance du mercredi 6 avril 2026 ne saurait mettre en cause l’existence même de la CEI.

« La CEI avait été instituée en 2001 dans un cadre consensuel entre les acteurs du processus électoral ivoirien.

Au-delà des considérations politiques, le PDCI-RDA rappelle que la CEI, poursuit-il, est un organe créé en vertu de l’article 51 de la Constitution, et est régi par une loi organique ».

De fait, dit-il, elle « revêt un caractère institutionnel et constitutionnel qui ne sauront être remis en cause par une simple ordonnance prise en Conseil des ministres », a-t-il déclaré.

Le Parti de Tidjane Thiam estime que les conditions de dissolution de la CEI suscitent des interrogations

Et cela par « sa conformité aux principes constitutionnels et démocratiques qui fondent notre République ».

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« Une démocratie crédible ne peut se construire sur  des décisions unilatérales touchant aux institutions chargées de garantir l’expression souveraine du peuple.

Le PDCI-RDA rappelle également qu’au fil des consultations électorales, la CEI est devenue, pour de nombreux Ivoiriens, le symbole d’un système électoral contesté, générateur de tensions récurrentes et de crises politiques à répétition.

Chaque cycle électoral organisé sous son autorité a laissé un rôle passif humain, politique et social », a prévu Dr Soumaïla Bredoumy.

Le PDCI-RDA a également dénoncé “le refus de la CEI“ d’organiser la révision de la liste électorale.

Poursuivant, Soumaïla Bredoumy fait savoir que le véritable enjeu n’est pas seulement le remplacement de la CEI actuelle.

C’est « la mise en place des garanties réelles d’indépendance, d’impartialité, de transparence et de crédibilité capables de restaurer durablement la confiance entre les citoyens, les institutions et les acteurs politiques », conclut-il.

Arnaud Houssou

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